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  • Si l'Almanach de Saint-Pétersbourg m'était conté …

    Prestigieux prédécesseur des "Carnet Mondain", "High Life" et autre "Bottin Mondain",
    l'annuaire de la bonne société russe paraît pour la dernière fois en 1913,
    la guerre puis la Révolution bolchevique mettant brutalement ses membres aux abonnés absents.  

    Témoin d'une époque cruellement vécue par les très rares survivants d'aujourd'hui, l'Almanach de Saint-Pétersbourg constitue un émouvant livre de souvenirs où la mémoire des disparus côtoie le caractère suranné et désuet de ses annonces publicitaires ...

    Sous-titré Cour, Monde et Ville, il s'adresse tant à la société russe qu'aux étrangers en séjour en Russie à la "merci des guides et commissionnaires d'hôtel", annomod_article4675255_1.jpgnce-t-il en préambule. Au prix de 4 roubles à Pétersbourg, 8 marks à Leipzig ou Vienne, 10 francs à Paris, on pouvait également se le procurer à Londres, New York ou Washington.

    A tout seigneur tout honneur, la rubrique Cour est consacrée à la famille impériale : Sa Majesté Impériale Nicolaï Alexandrovitch, Empereur et Autocrate de toutes les Russies, tsar de Moscou, Kiev, Vladimir, Novgorod, etc., seigneur des pays d'Iverie, Cartalinie, Karbardinie, etc., souverain des princes circassiens et montagnards, etc., bref, un relevé géographique sinon topographique des glorieuses possessions de l'empire russe, suivi d'une longue litanie d'altesses impériales, les Augustes Membres, dont certaines périront tragiquement quatre ans plus tard sous la faucille et le marteau bolcheviques.

    A la Cour du tsar sied une publicité de standing : fournisseur des Cours d'Angleterre, de Grèce et d'Espagne ainsi que celle du roi du Siam, le bijoutier Cartier se rappelle au bon souvenir de sa clientèle impériale, tandis que la maison Heidsieck propose ses grands vins de Champagne en Monopole sec, Goût américain et Monopole brut.

    Les Frederiks.jpgtitulaires des Charges de Cour - chambellan, grand-maître, grand-maréchal, grand-veneur, écuyer, dame et demoiselle d'honneur - sont innombrables, tous portant des noms chargés d'histoire sans qui l'empire ne serait pas. A leur tête, le vieux comte Frédericks, ministre de la Cour Impériale et des Apanages, chef de la Maison Militaire de Sa Majesté l'Empereur. Il dispose d'une ligne téléphonique directe, le 1-20, coupée depuis près d'un siècle.

    Les pages de l'Almanach se rapportant au Corps diplomatique nous apprennent que le royaume de Belgique est représenté par le comte Conrad de Buisseret Steenbecque de Blarenghien, ministre plénipotentiaire, assisté de Bernard de l'Escaille et de Florent de Selys de Fanson, respectivement conseiller et secrétaire. Mais on est surpris d'apprendre que nos diplomates ne reçoivent que de 13.30h à 15h, alors que la légation du shah de Perse affichent ses heures de chancellerie de 10h à 17h ! La comtesse Frédéric de Pourtalès, épouse de l'ambassadeur du Kaiser à Saint-Pétersbourg, doyen du corps diplomatique, reçoit le lundi au 41, rue Morskaïa. Originaire du duché de Mecklenbourg-Schwerin, l'on sait que ce Pourtalès prussianisé est issu de l'émigration française de 1789.

    Précédant la liste mondaine, la rubrique Nécrologie nous renvoie à la pieuse mémoire des chers défunts dont Maria Tolstoï,maria tolstoï.jpg une mienne aïeule maternelle, décédée en son couvent le 5 avril 1912, deux ans après son illustre frère l'écrivain. Mariée très jeune à un cousin Tolstoï, du genre "Henry VIII campagnard et déplaisant" selon un mot de Tourguéniev qui la poursuivit aussi de ses assiduités qui ne furent pas que littéraires, elle rompt à la naissance de son quatrième enfant, bien décidée à ne plus être la "première sultane du harem" de son despote de mari qui s'affiche ouvertement avec ses différentes maîtresses. Reprenant goût à la vie, elle rencontre un beau Suédois dont elle aura une fille, au grand dam de son frère Léon : "Gentille, gentille et mille fois chère amie Machenka,  j'ai pleuré et pleure encore en t'écrivant …" Après un temps d'errance, elle retrouve paix et sérénité au couvent de Schamordino où elle passera les dernières années de sa vie comme nonne. A l'image de certaines tsarines veuves ou répudiées, il était courant pour un veuf ou une veuve de la bonne société russe d'entrer dans les ordres, si pas de fonder soi-même un couvent avec ses propres deniers. Un salut de l'âme assuré !

    "Nous avons cru devoir supprimer la particule de devant les noms de familles russes", déclare l'Almanach avec moultes précautions. Partie intégrale du nom, elle ne peut précéder un nom russe, sauf lorsqu'il est d'extraction étrangère et que la particule sert à démontrer la noblesse dans le pays d'origine. "Cependant, nous admettons fort bien qu'à l'étranger beaucoup de Russes tiennent à indiquer extérieurement leur classe, c'est à dire en traduisant leur état de noble par la particule de, le cas échéant von," conclut l'Almanach.

    C'est donc avec la particule qu'est repris Jacques de Danzas, gentilhomme de la Chambre de S.M. l'Empereur. Descendant d'un émigré alsacien à la Révolution française, un grand-oncle ami et témoin officiel de Pouchkine lors de son duel en 1837 et aujourd'hui, une noria de camions français des Transports Danzas que l'on croise régulièrement sur nos routes. Le pedigree de madame Charlotte de Bodisco vaut son pesant de quartiers : les Bodisco se rattachent à un Piter Bodisco, originaire de Venise mais vivant à Bruges à la fin du XVIe siècle. Un descendant à la 5e génération, agent commercial pour le compte de Pierre le Grand, émigre en Russie, y fait souche et est anobli, engendrant des conseillers d'Etat, un ambassadeur, deux généraux et un contre-amiral.

    "N'oubliez jamais que chaque visite au théâtre équivaut à une tension de nerfs et que, faute de conversation animée, tout le monde a l'air fatigué et peu à son avantage," diagnostique l'Eau de Cologne 4711 qui ajoute : "Vous pouvez même vous en servir pendant la représentation, votre voisin n'en ressentira pas désagréablement l'odeur." Et de citer d'illustres utilisateurs : l'empereur d'Autriche, la reine mère d'Italie et le shah de Perse !

    La société russe se décline diversément, qu'elle soit issue de plus de mille ans d'histoire ou tout simplement péripétie ou soubresaut de la petite histoire si pas de fugitives histoires d'alcôves. Au départ des familles princières rurikides Obolensky, Gagarine, Schakovskoy et autres Scherbatov, nées de Rurik, fondateur de l'empire en 862, au comte Bobrinsky, fruit des amours secrètes de Catherine de Russie et de son favori du moment Grigori Orlov, bien des noms répertoriés dans l'Almanach de Saint-Pétersbourg battent le rappel d'un passé historique mouvementé.

    Alexandre Alexandrovitch Pouchkine, fils du grand poète et dont l'unique descendant porteur du nom vit aujourd'hui paisiblement à Bruxelles, tout en cousinant avec certains Mountbatten britanniques. Rostopchine, du nom de celui qui fit brûler Moscou lors de l'invasion des troupes napoléoniennes et qui nous légua sa fille, la comtesse de Ségur, dont les talents littéraires firent battre le cœur de nos grands-mères. Les comtes baltes von Sievers dont est issu Alexandre von Sievers, acteur de théâtre bien connu chez nous.

    Suivant l'usage protocolaire, le prince Wladimir Anatoliévitch Bariatinsky, aide de camp général de l'empereur et attaché à "l'Auguste Personne de S.M. l'Impératrice Marie Féodorovna", est qualifié de Haute Excellence. Issue de Yaroslav-le-Sage dont la fille Anne devint reine de France en 1050, la mouvance Bariatinsky remplit plusieurs recueils généalogiques dans lesquels s'égrène un chapelet de cousins-cousines belges : Coninck de Merckem, Harou, Hennin de Boussu Walcourt, Misson, Outryve d'Ydewalle, Regout, Terwangne, Valcke, etc., apparentés au-delà des générations et des frontières à quelques noms des plus fréquentables, Battenberg, Metternich, Pouchkine, Sturdza, Alexandre de Yougoslavie, les enfants du premier mariage de l'archiduc Rodolphe d'Autriche, sans oublier l'altière Denise Sauvage de Brantes, épouse d'un certain Valéry Giscard d'Estaing ...

    La vue courte ? Lunettes, pince-nez, faces à main, jumelles de théâtre, l'opticien M., commissionnaire des universités de Moscou et d'Odessa nous étale ses articles. Au cinéma ce soir ? Sur commande : séances cinématographiques dans les "maisons particulières, sous la direction de mécaniciens experts, lanternes de projection fixes, programmes des plus choisis." Besoin de domestiques et de buffetiers pour vos dîners, soirées ou bals ? Rien de plus simple : adressez-vous à Théodore Zeest, ancien chef de cuisine de feu le grand-duc Alexis Alexandrovitch, affecté au Yacht Club Impérial.

    P1050817.jpgIl y a longtemps que la ligne 18-45 ne répond plus au magnifique palais des princes Youssoupov, parents du jeunfelix-youssoupov-3-serov.jpge Félix, 26 ans en 1913 et futur assassin du staretz Raspoutine ! Les Youssoupov passaient pour être plus riches que les Romanoff. Le père de Félix ne jouissait-il pas, selon le bon mot d'un grand-duc, d'un "crédit illimité avec trois titres d'emprunt" ? En effet, la mère de Félix, dernière porteuse du nom, avait épousé le fils d'un enfant naturel - affirmait-on en coulisse - de Frédéric-Guillaume IV de Prusse. Celui-ci reçut un nom, épousa une comtesse, en prit le nom et le titre. Le fils, comte, épousa la dernière princesse Youssoupov et en prit le nom et le titre. Ainsi va la généalogie !

    Snobisme oblige, madame veuve Nathalie Alexeïevna B. signale à l'attention du lecteur que sa propriété de campagne appartient à la famille "depuis plus de 400 ans", tandis qu'un certain Arthur Macpherson se proclame "british subject, prominent money broker" et "great supporter of all kind of sports".

    Une princesse Schakovskoy rappelle avec dignité que feu son mari, officier de marine, a sombré en 1905 à bord du navire de guerre Petropavslosk en rade de Port-Arthur, lors du sanglant conflit avec le Japon. Le prince Alexandre Nicolaïevitch Obolensky, préfet de Saint-Pétersbourg durant la guerre, subira les foudres de l'impératrice : "Obolensky est un imbécile, s'insurge-t-elle dans une lettre au tsar, c'est un vrai scandale : on ne peut plus trouver de farine en ville et les gens font la queue devant les boutiques, l'organisation est détestable ..."

    Coincée entre les rubriques Leçons de piano et Légumes séchés, Alexandra Olsoufiev propose ses services de lectrice pour "vos après-midi de tricots". Plus loin, une Elisabeth Müller se dit très recommandée comme masseuse, du temps où cette profession n'avait pas encore été détournée de son appellation première. Et madame Badière, modiste à Paris, de proposer ses "boas pour dames, coiffures de théâtre, manchons et plumes, fleurs artificielles pour chapeaux et robes de bal."

    Certaines publicités nous laissent perplexes : une machine de nettoyage par le vide, servant également au massage et à la désinfection, ainsi qu'un laboratoire médical vantant ses services tant pour les embaumements que pour l'examen hygiénique et chimique des aliments !  

    Ce220px-War_and_peace_1956.jpg ne sont pas tant les noms ni les alliances qui constituent le prestige de la noblesse russe mais bien la distinction de l'origine et l'ancienneté du nom. Aussi, en province, sait-on faire la différence entre les mérites généalogiques et l'antiquité d'un nom, même sans titre. Les Soukhotine sont de ceux-là, comme Michel Sergueïvitch Soukhotine, gendre de Léon Tolstoï et membre de la Douma d'Empire. Aujourd'hui, son arrière-petite-fille Lisa fut la dernière épouse de feu l'acteur Mel Ferrer qui joua en son temps dans le film Guerre et Paix le rôle du prince Bolkonsky, alias Nicolas Volkonsky, grand-père de Léon Tolstoï. On connaît l'épilogue du film : Bolkonsky-Ferrer tombe amoureux de l'héroïne du roman, la belle Natacha Rostov, à la ville Audrey Hepburn qui deviendra son épouse ! Certains quartiers Soukhotine pourraient faire pâlir les âmes prudes : Grigori Potemkine, prince, amant et grand favori de Catherine II de Russie ; Vassily Davydoff, décabriste exilé en Sibérie après sa participation au complot avorté de décembre 1825 contre le nouveau tsar Nicolas Ier ; Serge Soukhotine, coauteur dans l'assassinat du moine Raspoutine …

    Nicolas Alexeïevitch Maklakoff est ministre de l'Intérieur, ce qui lui vaut à la Révolution le privilège d'être fusillé par les Bolcheviques, Marie Maklakoff.jpgavides de liquider les suppôts sanguinaires du tsarisme abhorré. Née princesse Obolensky, son épouse réussit néanmoins à émigrer hors de Russie et à s'installer dans le Nord de la France. Enterrée à Menin, sa tombe sera profanée cinquante ans plus tard, provoquant la une d'un journal west-flandrien local : "Qui a détruit la tombe d'une princesse russe ?" Le coupable court toujours.

    Serge Victorovitch Spetschinsky est officier au Régiment des Gardes à Cheval à Saint-Pétersbourg ; son épouse, née princesse Galitzine, est dame d'honneur à la Cour. En émigration, leur fils Victor aura été président de l'Union de la Noblesse russe en Belgique, tandis qu'une petite-fille de ce dernier, Laetitia Spetschinsky, est professeure et chercheuse dans le secteur des relations Union Européenne-Russie à l'Université d'Ottignies LLN. Encourageant avec bonheur l'étude des relations du pays de ses ancêtres avec l'Europe occidentale, elle organisa il y a quelques années la venue de l'ex-président Gorbatchev qui fut, quant à lui, le tsar de la Perestroïka.

    Une petite faim ? Des amis à dîner ce soir ? Sous le slogan selon lequel la gourmandise est "un amour raffiné et désordonné de la bonne chère", la maison Aux Gourmets déclare fournir sans concurrence possible "une table nourrissante, fraîche, copieuse et saine, répondant aux exigences les plus raffinées du gourmand contemporain, ainsi qu'un assortiment fin et recherché de produits pour déjeuners, dîners et soupers de gala." Bien avant nos problèmes de traçabilité des produits alimentaires, la maison ne manque pas d'ajouter que "si la gastronomie est la connaissance raisonnée de tout ce qui peut être mangé", le commerce entier se trouve sous la surveillance constante d'un médecin !

    DGolitsyn_COA.jpgescendants du grand-duc Guédimine de Lithuanie, fondateur de la dynastie des Jagellon qui régna sur la Pologne et la Hongrie, les princes Galitzine - du sobriquet Golitsa, gantelet - sont à la généalogie russe ce que les lapins ne sont pas à la myxomatose. Très nombreux, résistants aux outrages du temps et aux aléas de l'histoire, ils ont entrepris d'en rédiger eux-mêmes quelques glorieux chapitres : chef d'armée sous Ivan-le-Terrible, candidat au trône des Romanov, compagnon du jeune tsar Pierre puis feld-maréchal, persécuté par une tsarine, envoyé extraordinaire à Londres, vice-chancelier sous Catherine II, général combattant Napoléon Bonaparte, ministre du tsar Alexandre Ier mais adversaire de Nicolas Ier, protecteur de Beethoven et enfin, commandant en chef des troupes du Caucase … le tout en l'espace de trois siècles.

    Une branche s'établit vers 1820 en France, devenant par la même occasion catholique et châtelaine via des alliances Bertier de Sauvigny, La Roche-Aymon, Grammont, Luynes et d'autres. En 1860, un prince Paul Galitzine est 1er secrétaire de la légation de Russie à Bruxelles. Ses parents et sa sœur Olga résident également dans notre royaume. "Cette jeune altesse slave rencontra dans la société bruxelloise un parfait gentilhomme, le comte Raymond Cornet de Grez d'Elzius", relate Louis Robyns de Schneidauer dans Le Parchemin de février 1937. Le contrat de mariage, passé en 1861 devant notaire, doit être le dernier du genre en Belgique : quelques mois avant l'abolition du servage en Russie, la fiancée n'apportait-elle pas en dot un certain nombre de "villages avec autant de milliers d'âmes" ? Et ils furent heureux, eurent des enfants ainsi qu'une belle descendance, d'Anethan, Bonaert, Broqueville, Carette, Liedekerke, Marmol, d'Ursel, Villegas, à coup sûr bien de chez nous mais dont l'ADN risque d'être fort éloigné du modèle standard !

    En voyage ou en séjour prolongé à l'étranger ? "Nous appelons l'attention du lecteur sur les avantages que l'Almanach présente pour la publicité par le fait qu'il se trouve dans tous les ministères ainsi que dans tous les hôtels fréquentés par la haute société russe et étrangère, et à cause de la vogue dont il jouit", clame-t-il avec fierté. Le Grand Hôtel de Russie à Rome se déclare de "tout premier ordre, fréquenté par la société russe", tandis que l'hôtel de Grande-Bretagne à Cannes, haut lieu de l'aristocratie russe, se décrit comme "l'un des plus beaux hôtels de la Riviera française, fréquenté par l'élite de la colonie étrangère". Précurseur du Guide du Routard pour aristocrate fauché, l'hôtel Anker à Bayreuth conseille de s'adresser par écrit à son Comité de logement en indiquant le prix souhaité par journée ainsi que la durée du séjour.  

    Vous cherchez à vous offrir un pied-à-terre dans l'Allemagne impériale ? Faites appel à l'architecte Ernst B. à Essen : construction de villas, hôtels particuliers et habitations seigneuriales. Plus modeste, la pension von Finck à Berlin, Postdammer Strasse, tenue par Frau von Witzleben, offre "Elektrische Licht, Gute Küche, Fahrstuhl, Beste Gesellschaft, Zentrale Lage" (électricité, bonne chère, ascenseur, société de standing, situation centrale). Problèmes de santé ? La maison St Blasien en Forêt Noire, sous la haute protection de Son Altesse Royale la grande-duchesse Louise de Bade, accepte les maladies des nerfs et du cœur, les affections du tube digestif, l'anémie et autres maladies intérieures chroniques, mais exclue les phtisiques.

    Cher lecteur de l'Almanach, avez-vous une remarque à formuler, une suggestion à faire ? "Prière de bien vouloir noter, soit en français soit en russe, toute communication, modification ou rectification jugée utile, en l'envoyant à la Direction de l'Almanach de Saint-Pétersbourg, Morskaïa 4, téléphone 144-79."

    Edité une première fois en 1910 puis suspendu pour cause de guerre après 1913, l'Almanach de Saint-Pétersbourg n'aura connu qu'une brève existence, toute la bonne société russe disparaissant brutalement dans la tourmente bolchevique de 1917 pour émigrer ensuite aux quatre coins du globe …

    Nicolas van Outryve d'Ydewalle